Voici une liste non exhaustive de méthodes thérapeutiques (sans avis ni jugement de valeur)

N’hésitez pas à rechercher les membres pratiquant ces méthodes dans la page « Les membres » et leur poser vos questions afin de vous aider à réaliser des choix informés.

​Toutes les méthodes ne sont pas toutes répertoriées ici. Si une méthode vous tient à coeur, n’hésitez pas à nous écrire pour nous la présenter ! 

 

 Méthodes conventionnelles
1- Psychomotricité

(née au XIXème siècle, par WILHELM GRIESINGER, en Allemagne. Apparue en France en 1940)

C’est une approche globale de la personne. Elle considère que les fonctions motrices et l’état psychique, affectif et relationnel sont en lien et ont des effets l’un sur l’autre.

Elle est l’expression corporelle de notre vie psychique, affective, intellectuelle et relationnelle, tant dans son fonctionnement que dans sa structure.

Le psychomotricien passe par une médiation pour remédier à la difficulté ou au trouble. Il agit sur le corps pour harmoniser les fonctions motrices, intellectuelles et affectives. Une médiation peut être un objet, un jeu, une technique corporelle de stimulation, d’expression ou de relaxation, une activité artistique ou sportive.

Voir l’Interview de Aurélie, psychométricienne, dans les portraits eXtra-ordinaires

2- Ergothérapie

(née en Amérique du nord au XXème siècle. Apparue en France en 1950)

Pas facile d’enfiler ses chaussettes quand on a perdu un pouce ou de se laver un bras paralysé.

Rééducateur du geste, l’ergothérapeute aide les personnes handicapées à retrouver un maximum d’autonomie dans leur quotidien. Par le biais de jeux, de travaux manuels, il leur apprend patiemment les gestes usuels comme l’écriture par exemple.

 

 Méthodes intensives
1-  La méthode MEDEK

« M » pour Moteur, « K » pour « Kinetic, se retrouve également sous le nom de CME, Cuevas-Medek-Exercise. (née au Vénézuela, par Ramon Cuevas au 1970)

L’idée est d’amener le cerveau à créer une réponse de contrôle postural en contournant les zones lésées du système nerveux. Ceci se fait :

 En exposant l’enfant à des « challenges progressifs » dans  lesquels il devra lutter contre la gravité pour ne pas tomber. Cette acquisition progressive de l’équilibre permet d’apprendre le contrôle vertical de la tête puis du tronc. Avec peu ou pas du tout de support (l’objectif étant d’éloigner le maintien le plus possible de la tête pour tendre vers les chevilles, on appelle ça un support « distal »).

 En pratiquant encore et encore pour que le cerveau enregistre les mouvements.

 

2- La méthode BOBATH

(née à Londres, en 1940, par Berta et Karel BOBATH)

Le NDT Bobath Concept propose une approche interdisciplinaire anticipatrice basée sur la résolution de problèmes, grâce à l’évaluation, aux traitements et à la prise en charge de toute personne présentant une capacité limitée à participer pleinement à ses activités de vie quotidienne, du fait d’une déficience des fonctions motrice (notamment au niveau du tonus et des schémas moteurs) sensorielle, perceptive, et cognitive, résultant d’une lésion du système nerveux central.

 

3- HABIT

(né à l’université de Columbia, New York, développée en Belgique par la professeure Yannick Bleyenheuft)

La technique HABIT (Hand-Arm Bimanual Intensive Therapy) est un nouveau type de rééducation avec pour objectif d’améliorer l’utilisation et la coordination des 2 membres supérieurs d’enfants hémiplégiques congénitaux dans les activités de la vie journalière. Cette thérapie se base sur l’entraînement intensif des activités de coordination bi manuelles au moyen de jeux et d’activités ludiques et fonctionnelles. Actuellement la technique HABIT n’est appliquée qu’avec des enfants cérébro-lésés.

 

4- EC, éducation conductive ou méthode Péto

(née en Hongrie, en 1940 par Andras Péto)

Chacun doit terminer ce qu’il a commencé. 

L’éducation conductive permet à l’enfant cérébrolésé de mobiliser, par un travail d’apprentissage guidé, ses ressources neuro motrices, cognitives et sensorielles et ainsi d’apprendre à trouver des stratégies lui permettant de résoudre les problèmes auxquels il est confronté tout au long de la journée.

 

5- ABR Advanced Biomechanical Rehabilitation, traduction réhabilitation biologique et mécanique avancée

(née en Belgique par Krysta Bynenselle)

Elle permet de décontracter les muscles et rendre les enfants beaucoup plus souples tout en développant leur masse musculaire. Pour résumé, un enfant handicapé ne peut développer tous ses muscles de part son handicap Il faut donc les stimuler à leur place, sachant que les études réalisées par le professeur Leonid BLUYM (créateur de cette méthode) démontre que les muscles du corps sont enchevêtrés comme un jeu de domino En stimulant les muscles ‘racines’, on développe l’ensemble des muscles du corps humain.

 

 Méthodes sensorielles, sensori-motrices, body-mind

1- L’intégration sensorielle

(née aux Etats-unis, en 1960 par Anna Jean Ayres)

L’intégration sensorielle est la capacité chez l’enfant de sentir, de comprendre et d’organiser les informations sensorielles provenant de son corps et de son environnement. Ces informations sont transmises par les systèmes sensoriels tels que la vision, l’odorat, le gout, l’audition ainsi que les systèmes vestibulaires et proprioceptifs.Une bonne intégration et organisation des informations sensorielles sont nécessaire pour qu’un enfant se développe harmonieusement.

Il faut privilégier les activités tactiles, proprioceptives et vestibulaires tout au long de la journée et tenter de les intégrer à la routine quotidienne. Il existe plusieurs techniques et modalités : de la pression et des massages, des activités induisant un mouvement, des stimulations orales, des outils à mordre, des vestes, couvertures, jouets proprioceptifs. Il peut s’avérer utile d’organiser un lieu de retrait ou de relaxation à l’enfant pour l’aider à se recentrer après les activités de stimulation.

 

2- La méthode Padovan

(née au Brésil, en 1970 par Béatriz Padovan)

Mieux connue sous le nom « Réorganisation Neuro-Fonctionnelle (RNF)

La séance comporte une séquence précise de mouvements corporels : une séquence d’excercice qui récapitule la genèse des premiers mouvements conduisant l’enfant de la position horizontale à la posture verticale, puis des exercices qui récapitule le développement des mains, des yeux et des fonctions neurovégétatives (nutririon, respiration). Selon elle l’étape du parler sera aussi améliorer par la récapitulation des mouvements de base liés aux fonctions de la bouche, c’est à dire : la respiartion, la mastication, la succion et la déglutition.

 

3- Le Rolfing ou « intégration structurale du corps et du mouvement »

(crée aux États-unis par Ida Rolf)

Il s’agit d’une technique de travail corporel en profondeur qui peut ressembler à un massage dynamique. Elle a pour but de remodeler le corps en le replaçant sur son axe central. Elle agit en rééduquant la posture et le mouvementBasée notamment sur la théorie et la pratique du yoga et de l’ostéopathie, cette approche stipule, comme l’ostéopathie, que « la structure gouverne la fonction ». Ainsi, la santé des diverses fonctions corporelles dépendrait, pour une bonne part, de la santé de la structure musculosquelettique. La particularité du Rolfing est qu’il axe son intervention sur le réseau des tissus conjonctifs.

 

 Equipement ou matériel technologique de stimulation motrice

 

1- Le Lokomat

 Le Lokomat®, exosquelette de membres inférieurs électromécanisé, dispose des capacités les plus avancées en matière de thérapie locomotrice robotisée. Ce système robotisé d’entraînement à la marche permet une thérapie locomotrice efficace et motivante pour les patients, qu’ils soufrent de déficits à la marche à la suite d’un AVC, de lésions de la moelle épinière, de paralysie cérébrale …

Au delà de la fonction de marche robotisée, le Lokomat offre des fonctionnalités d’entraînement tel que « l’augmented feedback », visant à accroître la motivation du patient et sa compliance au traitement. Plus encore, le Lokomat offre des fonctionnalités de recherche, d’évaluation et de reporting à l’intention des cliniciens.

 

2 – La combinaison Mollii

La Combinaison Mollii permet aux enfants et adultes atteints d’une IMC, dystonie,  lésions cérébrales,  AVC de RÉDUIRE LA SPASTICITÉ, d’une façon non invasive et sans médicament, grâce à un message envoyé au cerveau par les 58 électrodes cousus dans la combinaison visant à rééquilibrer le principe musculaire de l’inhibition réciproque. Mollii permet aussi de rééquilibrer son tonus musculaire, d’augmenter sa masse musculaire et son endurance.

 

 Méthode de stimulation ou régulation cérébrale
1 – NEURO-STIMULATION AURICULAIRE du nerf vague

Le nerf vague est également connu sous le nom de nerf vagal ou nerfs pneumo gastrique, il s’étend sur une grande partie du corps humain, du cerveau jusqu’à l’abdomen. Ce dernier est relié à de nombreux organes et muscles faisant  parti  du système respiratoire, cardiaque et digestif. Il endosse le rôle de nerf  moteur ce qui permet aux muscles de se contracter et de se relâcher et celui de nerf sensoriel qui permet de ressentir  des sensations. Le nerf vague régule l’influx nerveux qui gère l’activité de beaucoup d’organes. Une activité trop importante de ce nerf provoque des malaises vagale ou Bénin.Il permet de lutter notamment contre l’épilepsie, la dépression, les acouphènes, l’hypertension, les troubles digestifs, l’intestin  et le colon irritable, l’hypersensibilité, les douleurs pelviennes,…

Cette stimulation a également pour effet de ralentir le rythme cardiaque, de calmer la respiration, de dilater les artères et de faire baisser la tension artérielle.  Cette pratique à de nombreux bienfaits.

 

2 – Cold laser thérapy

Les méthodes de traitement au laser froid sont une technologie quelque peu innovante par rapport à un grand nombre de thérapies  alternatives telles que l’acupuncture (pratiquée depuis 8000 à 3500 av. J.-C.), la chiropratique (depuis 1895) ainsi que la thérapie physique.  traitement au laser froid offre une option non intrusive pour l’acupuncture et la chirurgie. De plus, il permet un traitement sans dépendance qui élimine généralement les complications associées aux programmes de traitement médicamenteux à long terme. Les lasers froids ont tendance à être couramment utilisés pour le traitement associé à: douleurs articulaires aiguës et chroniques, tensions tendineuses, tensions musculaires, lésions musculaires, tendinites, arthrite, tennis elbow, douleurs au dos, bursite, syndrome du canal carpien, en plus de la fibromyalgie.